La littérature comparée a toujours gardé une étroite relation avec l’Histoire et les beaux-arts. Delacroix, le dernier Renaissant et le premier des Modernes selon Baudelaire, avec son tableau «La liberté guidant le peuple», exposé au Louvre, immortalise Marianne, la figure allégorique de la République française. Une femme coiffée d’un bonnet phrygien, tenant le drapeau français à la main droite et le fusil à la main gauche; elle représente les valeurs républicaines françaises contenues dans la devise: «Liberté, Egalité, Fraternité». Toujours est-il que chaque artiste d'une époque donnée, partage forcément avec ses contemporains certaines perceptions, voire certaines conceptions liées à son temps. Les recherches déjà effectuées affirment que sous l’égide de l’Histoire, les arts, en particulier la littérature et la peinture se sont mutuellement influencées. Cette étude a pour objectif principal l'analyse parallèle d’un tableau de maître, «Le roi Zoulou» de Basquiat, et d’un poème, «Chaka» de Senghor, en mettant l'accent sur l'Histoire. Pour atteindre notre but, nous nous sommes appuyés principalement sur l’esthétique et les idées des comparatistes français de notre temps.